-

aux showcases
aux formations -
-
-
-
ACTUALITES
17-12-2009
CCT 100, comment faire passer le message alcool au sein de votre entreprise ?
A HERMES a créé dans cet optique plusieurs packs de formations dont du théâtre, ...
-
TEMOIGNAGE
11-07-2009
BNP Paribas Fortis : Formation à la Gestion des Conflits
Quelques commentaires de participants extraits des questionnaires d'évaluation :
Retrouvez très prochainement nos différents articles de presse.
L'Echo le 2003-03-20
Xavier van Dieren...
Xavier van Dieren : oser démarrer
sur une idée et la tester sans attendre
Xavier van Dieren a participé voici peu à la création de deux entreprises, "Hermès" et Now.be. La première a permis à lui et son associé, Gauthier de Pierpont, d'allier passion (le théâtre) et business en lançant le concept de théâtre d'entreprise. La seconde est spécialisée dans le e-learning.
Comment avez-vous fait pour garantir que cette activité de formation/théâtre allait marcher ? Aviez-vous fait un business plan ?
Non, pas du tout. Au départ, on avait lancé, une troupe de théâtre d'impro composée d'étudiants, à Louvain-la-Neuve. Ensuite ceux qui avaient été les "moteurs" de l'impro ont fondé une troupe de théâtre de type classique, dans le but d'en faire une activité commerciale. Ça n'a évidemment pas marché: après deux ans, on avait un million de francs de dettes et on pensait arrêter le business… On a alors été contactés par une agence de communication d'événements qui voulait lancer le concept du théâtre d'entreprise en Belgique et qui cherchait une troupe pour monter la pièce. On s'est rencontrés, ils nous ont choisis pour monter le spectacle… qui s'est avéré, un fiasco complet ! Mais cela nous a donné l'idée que c'était un business possible. C'est ensuite resté à l'état d'idée jusqu'au jour où nous avons été contactés par Belgacom. L'opérateur a lancé un appel d'offres pour un projet très important (15 millions de BEF à l'époque), et nous, petite troupe sur le point de fermer, nous y avons répondu. Et on a remporté, le contrat ! On s'est retrouvés tout d'un coup en train de gérer un projet énorme, d'engager du personnel, de louer des bureaux…
Le contrat portait-il sur de la formation ?
Oui, il fallait former les 7.000 techniciens de Belgacom au passage à la libéralisation. Le grand thème était : "Les abonnés deviennent des clients, qu'est-ce que cela change pour nous ?" On offrait une. journée de formation, avec un animateur sur scène: on a fait 43 représentations dans 13 villes de Belgique, pour 7.000 personnes, avec un formateur, du théâtre, un système de votes interactifs, etc. L'objectif étant qu'en fin de journée, les gens puissent se positionner clairement et s'engager dans ce changement en tant qu'acteurs et non plus en le subissant. Cela a assez bien fonctionné, ce projet a eu beaucoup de visibilité,, ce qui nous a vraiment lancés. Cela nous a permis de rembourser nos dettes et même de mettre un petit matelas de départ de côté pour engager une première action commerciale. On s'est donc retrouvés à la tête d'une entreprise, ce qui n'était pas l'objectif au départ.
Dès ce moment-là, à Hermès a commencé à réellement fonctionner ?
Oui, un an après l'animation Belgacom, d'autres projets ont commencé à affluer.
Entre-temps, vous aviez créé une nouvelle société ?
Un peu plus tard. une fois qu'à Hermès a commencé à bien rouler, en 1999, on a senti une nouvelle demande de la part de nos clients. Ils souhaitaient le même genre de concept, mais sur un autre support : par exemple des saynètes qu'on puisse mettre sur cédérom et distribuer ou des petits films pour diffuser sur l'intranet de l'entreprise… De là la création de la société Now.be. L'idée initiale, c'était de faire, sur le modèle des "Guignols de l'Info", une télévision d'entreprise pour les grosses sociétés, mais sur un ton humoristique. Un petit journal télévisé hebdomadaire satirique, un peu décalé, mais avec de vraies nouvelles sur les rumeurs de fusion, ce qui se passe en interne, etc L'idée nous semblait prometteuse, mais n'a jamais fonctionné.
Pourquoi ?
Il y a eu plusieurs obstacles concrets : primo, au niveau de la culture d'entreprise, c'était trop avant-gardiste, et deuzio, technologiquement, aucun réseau d'entreprise n'est encore prêt aujourd'hui à diffuser de la vidéo en ligne sur son réseau.
Qu'est devenue Now.be ?
On a réorienté la société sur une activité qui fonctionne très bien: le e-learning. Belgacom, qui est vraiment notre fée Clochette, nous a commandé un projet de formation e-learning pour ses collaborateurs des call centers: des modules multimédia incluant de la vidéo, des animations flash avec des schémas techniques animés, du texte et du son, pour permettre aux collaborateurs des call centers de se former rapidement sur certains produits tels que l'ADSL, l'XDSL. Ce sont des modules qui sont diffusés sur cédéroms ou sur le réseau interne de l'entreprise et qui permettent aux collaborateurs de se former au moment de leur choix.
Succès à la clé ?
Oui, on a développé un gros projet chez Belgacom, huit projets différents au Forem, un deuxième pour Belgacom et on est en train de clôturer un projet pilote à la SNCB.
Dans le cadre du "Dream Day", quel message entendez-vous faire passer auprès des jeunes ?
Quand on a une idée, il faut se lancer, ne pas attendre ni faire des études de marché approfondies, etc. Il ne faut pas risquer de casser le moteur qui est une idée, une énergie. Quand on a une idée, il faut la tester. Ce n'est certes pas possible dans tous les secteurs, mais dans ceux des services, ça l'est. Je conseille alors d'investir le minimum d'argent mais de s'engager soi-même à contacter les premiers clients, à monter de petits projets, voire à faire des premiers projets gratuits ou à prix réduits, histoire d'apprendre le métier, de se lancer et de se frotter à la réalité. Et la vraie réponse, c'est : "Y a-t-il des clients intéressés par ce qu'on fait?" On petit aussi s'associer avec un partenaire ou trouver une entreprise qui pourrait être intéressée par ce secteur.
Un second message, pour ceux qui seraient un petit peu plus avancés, c'est de se concentrer sur leur cœur de métier et d'externaliser tout ce qui petit l'être. Pour garder tout leur temps et leur énergie pour ce qu'ils font de mieux.
PROPOS RECUEILLIS PAR Michel LAUWERS







